Archives pour la catégorie Non classé

Résolutions 2013 Laurence

Amour,dans ta chambre (mots obligatoires)

2013,treize comme la chance ,deux mille comme les deux mille petits coeurs dans mon gros coeur plein d’amour.Et tu seras celui vers qui j’aimerai me laisser guider,et nous nous rencontrerons sur une petite planète bleue,celle de nos rêves partagés;et nous nous reverrons dans un grand parc pour planter et cultiver des semis qui apporteront les fruits de notre amour.Et ensuite nous irons dans ta chambre ,puis dans la miennepour boire à la coupe du plaisir et rire sous les draps brodés d’étoiles dorées.Oui,deux,zéro,un ,trois,zéro,un,deux,trois,nous irons au bois ,chantant sous les arbres.

Enthousaisme,tu n’en feras pas

Si tout de résumait à l’enthousiasme pour toute chose vécue ou entamée.Quel bonheur de voir la vie du bon côté,poupoupidou!Tu n’en feras pas des tonnes pour y arriver:juste une petite pincée chaque jour qui passe et une petite rasade chaque nuit dans tes rêves les plus doux .Voilà c’est dit.

Sourire,les chaussettes sales

Que souhaiter de mieux pour une année qui pointe son nez à l’horizon de douze mois inconnus,que de sourire à la vie,des petites et grandes joies qui nous font poser les petits et grands soucis ,comme lorsque l’on jette les chaussettes sales et propres au fond du panier ou du tiroir,en pensant « au moins,ça c’est fait  et plus à faire! et maintenant je passe à autre chose »..Sourire coùte que coùte chaque matin en se réveillant et en s’endormant ,songeant à la dernière bonne rigolade.

Succès,de grosses nouilles

On voudrair réussir;voeu prononcé abondamment pour la nouvelle année..Mais réussir quoi? quel vaste programme.Moi,j’aimerais préparer un plat de grosses nouiles avec succès:c’est vrai,parce que je ne mets jamais le minuteur,alors elles sont pas assez ou trop cuitesl.Oui,un bon plat de grosses nouilles al dente avec un filet d’huile d’olive,un peu de parmesan,du poivre et quelques feuilles de basilic.Voilà le succès culinaire espéré en 2013 pour la grosse nouille que je suis.

Confiance,tu ne laisseras pas

Voici mes « commandements » pour cette nouvelle tranche de vie: »tu ne laisseras personne te saper le moral parce que tu as confiance en toi ». »tu ne laisseras pas les vitres sales trop longtemps parce que cela gâche la vue sur Paris et le parc ,et c’est plus difficile à nettoyer ». »Tu ne laisseras pas la carte bleue se faire griller à chaque coin de rue:tu es une petite cigale qui chante à tue tête,mais il faut apprendre à devenir fourmi ».Pour un début ce n’est pas si mal..

5 résolutions d’Agnès pour 2013

Agnès (c’est à dire moa),

  1. Cette année 2013, l’Amour se posera dans ta chambre comme un grand oiseau de toutes les couleurs, sans même que tu t’en rendes compte, pendant ton sommeil peuplé de rêves…
  2. Les soucis, les factures, les bouffeurs d’énergie, tu n’en feras pas toute une histoire. Tu les mettras avec ta colère dans un grand panier tressé de dérision et tu l’enverras valdinguer dans les étoiles (et accessoirement dans la Seine qui coule près de ta maison lors d’un cérémonial purificateur et réconciliateur que tu inventeras… et tant pis si les automobilistes pressés qui passent sur le pont pour rejoindre leur banlieue grise te prennent pour une allumée…) afin de retrouver l’enthousiasme de la liberté, de la simplicité et du sourire sans arrière pensées.
  3. Tu ne te laisseras plus empoisonner par l’alcool triste de la défiance et de la peur issus des souvenirs lourds du passé. Pour cela, tu les déposeras poste restante à l’adresse de Nulle Part pour ne plus JAMAIS les voir pointer leur vilain nez de rats crevés dans ta vie et, ménage fait, tu retrouveras ta confiance… en toi, en la vie, en lui, en l’autre. Tu t’ouvriras avec un sourire aux surprises de la vie.
  4. C’est avec le sourire que tu ramasseras les chaussettes sales et même propres (et dépareillées) pour un tour de manège gratuit dans la lessive pleine de bulles et tu oublieras de râler parce que cela ne vaut pas une bonne séance de chatouilles avec les enfants, suivi du fameux jeu-du-ménage qui fera briller la maison de mille feux…
  5. Tu attraperas le succès avec un grand cerf-volant aux couleurs de l’arc en ciel, et juchée sur un dromadaire philosophe, tu traverseras le monde et ta vie en laissant les frileux et les peureux à leurs attitudes de grosses nouilles…

Petit traité du désir (Agnès)

Petit traité du désir

Le désir adéquat est celui que je ne prend pas le temps d’écouter, celui qui cogne à la porte de ma vie et auquel je n’ose ouvrir. pourquoi donc ? La logique voudrait, au contraire, que je puisse écouter ce désir, pour le réaliser, en profiter et me sentir comblée.
Une sourde peur me tenaille… Parce que le désir nait du manque et ce manque me fait peur…
Peur d’en être blessée, torturée, abîmée…
Je ne veux pas souffrir du manque.
Les boudhistes disent renoncer au désir, pour éviter la souffrance.
Mais quelle souffrance? Quel désir ?
Renoncent-ils au désir d’épanouissement ? Celui que Spinoza et Jollien appellent adéquat ?
Non, je ne crois pas. Les bouddhistes et autres affiliés zen cultivent au contraire ce manque, ce vide qui permet à la vie de bouger, d’être, cet espace où la vie s’épanouit, ouvre ses ailes de papillon. Sans lui, la vie même ne saurait exister. Sans le manque, je ne me mets pas en mouvement, je n’ai pas envie, je n’ai pas le désir d’aller chercher ce qui me manque, l’énergie nécessaire à mon être qui est, agit et construit sa vie.
Alors ?
Alors, je crois que la tendance humaine, pas très courageuse et pas très confiante, préfère la facilité du plein. Elle refuse ce vide qui l’angoisse et cherche à se remplir. Ce sont les désirs d’avoir.
Renoncer au désir de vie au profit de multitudes de désirs, hochets du quotidien qui satisfont ma petite personne en la rendant brillante comme une boule de dancing aux multiples facettes aux yeux des autres… Bling bling !
Ces petits désirs, qui nous semblent plus faciles à combler mais qui dépendent des autres (donc de magnifiques sources de frustrations) vont me donner, à chaque fois, l’illusion que, ça y est, si j’ai « ça » (l’amour d’un autre, de l’argent, une super voiture, la reconnaissance, un avancement, un poste de pouvoir, une maison, un petit ami, telle robe avec un prix soldé, une jolie femme dans mes bras, un gros diamant à mon doigt, un diplôme, mon nom sur la liste des best sellers, et on peu rajouter à l’envi tout ce que la plupart d’entre nous poursuivent sans relâche…) je serai comblée… et puis non… (Flute!)
Si on l’obtient, cela perd tout son charme. Très vite, le désir s’éteint, et on est tout triste… Et on repart sur un autre truc ou une autre personne… C’est rien, on s’était trompés, mais cette fois, c’est la bonne…
Mais vous avez vu ? J’ai écrit: désirer avoir (de l’amour, de l’argent etc…). Avoir. Pas être.
Désirer l’autre, désirer « avoir » l’autre est aussi une manière d’éviter de se désirer soi même, éviter d’ »être » avec l’autre (et vraiment l’aimer, en le laissant libre).
Si on ne l’obtient pas. On est frustré, en colère. Et on accuse l’autre ne ne pas nous donner ce dont nous avons besoin. Dépendance qui nous vient de notre enfance… Demander à l’autre de nous combler comme on le faisait auprès de nos parents, tout ça pour s’éviter de s’aimer et de s’accepter soi même et de bien s’occuper de soi, en responsabilité… Et donc éviter de cultiver en soi ce manque créateur de vie…
Et l’on court après nos petits désirs… désespérément … On y met toute notre énergie…
Serait-ce pour oublier le désir de l’être qui est le simple désir d’aimer la vie en soi ?
Un désir d’amour plus grand que moi, qui nait en moi pour me faire simplement être. Un désir qui n’est pas importé du dehors.
Du coup, on est libre, ce ne sont pas les autres à qui je demande de me combler (les pauvres, ils ne peuvent pas !) mais à la vie en moi. Et les autres sont libres…
C’est donc cela, sans doute, que les bouddhistes veulent dire: renoncer aux désirs d’avoir au profit du désir d’être.
Oser se reconnaître origine de ce désir de vie, si grand, si impressionnant… et si simple… Oser désirer. Oser aimer dans un élan libre de toute contrepartie… Aimer gratuitement, librement, pleinement, simplement pour le plaisir d’aimer… Oups !
Parce que, ben oui, c’est bien joli, tout ça, mais, moi, j’aimerai bien recevoir en échange de ce que je donne…
Faire de la vie, de l’amour un vilain marchandage, quelle tentation !
Devenir comptable comme les enfants qui comptent les gestes faits lorsqu’ils aident à ranger la table du dîner (« ah, moi, j’ai ramené les assiettes et Louis, il n’a ramené que deux verres… c’est pas juste ! »). « Ah moi, je l’ai aimé et lui (variante: elle), il (elle) ne m’a même pas aimé autant… C’est pas juste ! »
C’est si simple de faire comme on en a l’habitude, désirer que l’autre nous comble à l’image de l’enfant que l’on n’est plus… et attendre le père Noël…
Mais une tentation bien dangereuse car ces amours là, ces désirs là, finissent généralement assez mal… Parce que l’autre est autre et n’est pas là pour nous mais pour lui.

Oncle Shultz par MHM

Alors que Gertrude s’installait confortablement pour une sieste sans limite, le téléphone la sortit du brouillard dans lequel elle se laissait aller depuis quelques minutes. La voix tonitruante, reconnaissable entre toutes, du Comte von Schultz vociféra au bout du fil. Abasourdie, elle le laissa  poursuivre son monologue où il la conviait en fin d’après-midi au café-brasserie du centre commercial de Boulogne.

Pour quoi faire pensait-elle? Cet oncle excentrique n’en était pas à son coup d’essai et elle craignait le pire…Sa réputation allait bon train et on aimait dire qu’il était le spécialiste de la révolution à la maison. C’est ce que Tante Suzanne , sa femme, prétendait, et leur entourage faisait les frais de leurs fréquntes querelles.

La sollicitait-il pour lui faire part de son dernier coup d’éclat? Elle aurait volontiers décliné son invitation mais se souvint de cet incident un matin où Mathis avait cassé la théière et où elle l’avait sermonné: «ne joue pas ave la théière, Mathis, tu vas la faire tomber! » Et boum, si bien que , acceptant de rencontrer son oncle, elle allait faire d’une pierre deux coups et pouvoir contenter son oncle , tout en assurant le remplacement de sa chèe théière dans la boutique « le Palais des Thés ».

 

l  Le moment venu, elle enfila une veste chaude, sortit sa bycicletteet, et, à  bonne allure, ne voulant pas causer le courroux de son oncle impatient, se présenta à l’heure dite .

l  Mais, sa fatigue persitant, elle trouva un subterfuge pour décliner le rendez-vous, se confondant en mille excuses, et remit son achat à plus tard.

 

Le conte l’attendait de pied ferme, un demi à moitié vide devant la petite table en zinc. Il était arrivé à l’avance, comme à son habitude et elle voyait bien qu’il pestait déjà contre elle, alors même qu’elle était à l’heure. Elle soupira intérieurement et s’avança courageusement.

- Alors, mon oncle, que me vaut l’honneur de votre invitation?

- Cet endroit est infect de modernité ! La bière en’est pas correcte !

- Allons mon oncle ! Ne faites pas votre vieux grincheux !

- Le ieux grincheux a besoin de toi pour une mission importante.

- Ah bon ?

-  Ta tante m’ennuie tous les jours pour faire installer cette saloperie d’internet. Elle veut voir ses peits-enfants …sur un écran ! Je te demande un peu !

- Euh, non, vous ne me dérangez ps en fait…

- Ne fais pas la maligne! Veux tu m’aider ,oui ou non. Je n’y comprends rien avec leur langage codé.

-  Oui, bien sûr. Mais laissez-moi parler et contentez vous de signer le contrt et le chèque. Ce sera plus simple.

-   Ces petits godelureaux m’agacent!

-  C’est ça, cest bien pour cela que je me chargerai des négociations… sous votre contrôle.

-  Encore heureux!

Et sans avoir permis à sa nièce de s’asseoir et de prendre un verre, le gros bonhomme se leva, pressé d’en finir.

Gertrude le suivit, à la foi envieuse de la scène qui allait suive et vaguement mal à laise vu l’allure décotée et archaîque du Comte.

Devant la boutique, clignotant de toutes ses offres « incroyables» et inespérées qui se renouvelaient cependant régulièrement toute l’année, le comte von Schultz s’immobilia, frappé de stuppeur. Elle se mit à craindre une subite attaque au contact trop brutal avec l’aspect moderne du magasin. Mais en fait, le Comte venait de :

 

l  Voir et reconnaître son amour d’antant, la jeune (à l’époque) et douce Cunégonde dans une matrone rougeaude entourée de marmaille, et son coeur avait subitement retrouvé ses émotions de jeunesse

l  Voir sa femme au cou du vendeur, en train de lui faire quelque chose à l’oreille, entre la confidence et le baiser (à moins que ce ne soit une consultation médicale…sa femme étant ORL)

 

Les éclairages clignotèrent davantage et l’aveuglèrent ; le bruit s’amplifia puis siffla longuement pour enfin s’évanouir : le vieil oncle ne disait plus mot et toute sa personne semblait fondre, s’absenter.

le Comte fut promptement retenu puis soutenu par sa nièce qui lui apporta un tabouret afin d’y installer la carcasse chancelante qui très nettement, perdait pied.

Un passage à vide plus tard suivi d’un verre d’eau apporté par le vendeur apperçu auparavant  au cou ,  de sa femme, puis de plusieur minutes de flou et d’incertitude, Oncle von Shultz reprit ses esprits , sa canne, son alant et sa superbe  « allons jeune fille, choisissez votre machine diabolique, finissons en »

Et à sa femme, maintenant penchée sur lui : « ce vacarme cause bien des désagréments et fait perdre l’esprit à nombre de personnes,  n’est-ce pas ? »

Ce jour là, Oncle Shultz, si pécunieux c’est à dire totalement radinoche, avait payé à la fois pour la fameuse box, son honneur et la tranquillité familiale.

Laurence 2

Numéro 2

 

Entrée dans le grand hall lumineux du centre commercial,Gertrude s’est ébrouée de la pluie diluvienne qui s’était abattue ce jour-là sur Paris.Elle secouait son parapluie avec énergie et renvoyait ses boucles humides dans son dos pour qu’elles s’égouttent sur son duffle-coat de fabrication autricienne,un manteau solide.C’était son grand-oncle ,le comte Von Schultz,un grans échals austère et sombre qui le lui avait offert le jour de ses 15 ans »c’est du solide,lui avait-il tonné dans les oreilles,tu pourras ainsi affronter les tempêtes ! »Gertrude  ne voyait pas trop quelles tempêtes elle risquait d’affronter et elle aurait largement préféré un jeu pour sa DS ,franchement !Mais un des commandements de l’oncle était clairement »tu ne joueras pas »Il avait le jeu et toute l’insouciance enfantine en horreur,estimant que cela créait la révolution à la maison,autant dire une chose impensable pour ce  hobbeau conservateur qui ne jetait jamais une chaussette traditionnelle avant qu’elle ne soit totalement recouverte de reprises de haut en bas.

Elle avait rendez-vous dans ce centre commercial avec lui,pour le guider dans l’achat d’ une box internet afin d’équiper son pied à terre parisien où elle vivait le temps de finir ses études.

Cet achat,présent du prochain Noël qu’ils passeraient dans la demeure familiale normande le désolait autant que Gertrude le désirait :c’était ,pour elle,la clé  ouvrant tous les possibles,la liberté,l’indépendance et l’inconnu.

Pour son grand oncle, il ne voyait pas l’utilité  de la box et ne  lui  reconnaissait aucune qualité(l’objet avait même un nom anglais !).

Pour en finir au plus vite ,il saisit sa petite nièce par la manche de son manteau qu’il trouvait affreux et ils s’engouffrèrent dans une boutique du nom de FNAC(fédération nationale de l’art contemporain ???)

Dès qu’il eut franchi le seuil ,l’oncle fut subjugué par les téléphones portables.Gertrude fut entraînée malgré elle au cœur d’un temple où brillaient de mille feux les annonces lumineuses qui décrivaient avec force détails les fonctionnalités de ces bijoux modernes.Que lui arrivait-il,se demandait –elle,le voyant médusé,penché sur les vitries,presque scotché comme une moule à son rocher…Ne souhaitant pas l’irriter pour arriver à ses fins,ils étaient bien là pour acquérir une box internet,elle l’accompagnait dans sa lente déambulation le long d’un rayon qui lui paraissait interminable,l’entendant ça et là vanter les qualités de tel ou tel appareil ;mais stratégiquement elle menait leur pas de deux tout doucement mais sûrement vers le secteur où elle comptait bien lui faire griller sa carte bleue.Car,à son grand regret,elle n’avait pas encore la possibilité de satisfaire  toutes  ses envies et était sous la censure permanente de son tuteur autoritaire.Son but,aujourd’hui était de l’amadouer et elle se fit toute douce ,patientant longuement jusqu’au moment où il consentit à passer du côté où s’étalaient les box .Alors qu’il avait mis un temps infini à lire les explicatifs des mobiles au point que Gertrude pensât qu’il allait acheter un de ces objets maudits,il conclua le plus simplement en lançant »Ecoute,ma jolie,ne perdons pas de temps ,elles se ressemblent toutes ces boîtes à internet,prends donc celle qui se présente devant,là »Et ni une,ni deux ,l’oncle Von Schultz se planta dans la file d’attente aux caisses et ,reprenant du poil de la bête  ,se mit à pester contre l’hôtesse qui passait la main à un de ses collègues.

 

Laurence 1

Numéro 1

« L’automne arriva ,changeant les arômes de la montagne,en autant de fées vêtues de pourpre et d’or,mais destinées à mourir au premier froid »(M.Yourcenar).

 

Suite libre

Cette saison entre deux eaux,entre deux vents,entre deux marées apportait au refuge des sœurs jumelles niché sur la pente de la colline qui surplombait la mer, une note propice au songe et la nostalgie,où Genghi se laissait aller lorsqu’il sortait de sa chambre trop aseptisée.

Les jours et les nuits s’écoulaient  si lentement depuis que Yella ne lui rendait plus visite.Chaque sortie mettait ses sens en éveil,soit l’iode qui montait avec la brise de la côte toute proche,ou le soleil dardant de doux rayons à travers le ciel mousseux,ou le chant des étourneaux se regroupant sur les ramages rouges des peupliers bordant le parc,et cela contribuait à adoucir le fil de cette vie qui avait perdu son centre vital..

Cette femme si précieuse à son cœur qui le rejoignait pendant plusieurs mois dès qu’il était                                                                                       possible de sortir et qu’il ne voyait plus depuis une semaine.

Il n’arrivait pas à se décider à demander aux autres résidents ce qui s’était passé,craignant le pire ;et préférait rester dans le non-dit et le secret de ses sentiments.Il s’isolait au fond de ce grand jardin pour tourner en rond toutes les raisons qui auraient pu expliquer cette absence insupportable.

La solitude le blessait,telle une lame glacée qui parcourait tout son être jusqu’à le faire frissonner ;et chaque jour il puisait au milieu de cette nature la force pour continuer sur le chemin de la vie,et peut-être celle qui à un moment surgirait pour lever les doutes sur ses angoisses ;

Pour ne pas la laisser partir dans les limbes de sa mémoire fragile il répétait inlassablement « Yella,Yella,Yella ».

« . Le seul nom que Genghi avait oublié,c’était précisément le sien. »(M.Yourcenar)

 

Suite libre

Depuis son accident beaucoup de choses lui faisaient défaut mais il composait avec ses carences et profitait pleinement de ce qui lui restait à explorer… Contrairement à sa mémoire temporelle, les souvenirs olfactifs lui procuraient de douces émotions… Et Yella était au cœur de ces plaisirs. Quand ils se retrouvaient ensemble ,Genghi prenait le soin de choisir un endroit isolé du regard d’autrui et ils s’y réfugiaient comme dans une alcôve alors que l’espace grandiose qui les entourait n’avait rien de confiné.

A chaque rencontre, il la précédait ,s’installait de telle façon à avoir un point de vue sur la mer à l’horizon ,ce qui lui procurait l’impression d’infini et d’éternel dans leur relation naissante..Puis il attendait patiemment : elle s’approchait à pas légers,parfois si imperceptibles  qu’il ne l’entendait pas s’installer près de lui..et les seuls indices étaient les effluves du parfum que dégageait Yella :un mélange de violette et de magnolia  mêlé au soupçon de l’odeur de la terre humide sous les feuilles fraîchement tombées après une bourrasque et une averse .Mais ce qui l’émouvait par dessus tout était l’essence qui se cachait derrière le parfum :celle de sa peau couleur abricot pigmentée de quelques tâches et qui dégageait une saveur douce et acidulée ;car il imaginait le goùt qu’aurait Yella sous ses baisers ,même si le charnel n’était encore  qu’un rêve..

Tout était  possible …Ils passaient de longs moments à badiner ,en passant du coq à l’âne ,évoquant tout et rien,puisque sa mémoire était flottante et trouble.Mais cela ne les freinait aucunement dans leurs élans et ils riaient à gorge déployée,se taquinant l’un et l’autre.. En fait ,ils étaient « connectés » par une énergie commune qui les aimantaient dès lors qu’ils se retrouvaient.Et leur lien se renforcait au fil du temps et fabriquait un cordon où leurs sangs se rejoignaient pour ne faire qu’un.

Genghi ne limitait pas les rencontres à un seul rituel ;il aimait également la regarder s’approcher,cherchant son regard pour y plonger le sien et  ressentir ce qui l’avait profondément ému lors de leurs premiers échanges avec cette impression d’y voir son âme .

Lorsque cela se produisit la première fois il fut comme sidéré  et se perdit avec délice dans  les yeux de Yella où tremblaient des flammes irisées et une eau profonde .Pourrait-on  comparer ce qu’ils partageaient à ce qu’on imaginait  des vieilles  jumelles si semblables l’une à l’autre ,inséparables ..et   lorsque les langues se déliaient  dans ce microcosme à l’image de ce qui est si courant dans  les chaumières où rien de distrayant ne se produit, on alimentait  des rumeurs  sur une  soi-disant  relation incestueuse entre elles….ne dit-on pas que chacun d’entre nous a quelque part une ou plusieurs  âmes soeurs ..Cette autre qui n’est pas soi-même mais qui comprend à la perfection l’intérieur et l’intime,et réciproquement. Ces femmes  devenues la proie de quelques uns parce qu’elles se comportaient différemment de tout un chacun,jugées pour des attitudes non-conformes à la moyenne ,résistaient à l’onde malsaine propagée par certains malveillants qui flottait parfois dans leur sillage…Ceux-là même qui s’empressaient de s’agenouiller sur les prie-Dieu aux offices et emplissaient la chapelle de leurs voix ferventes étaient capables de vociférer les pires insanités…

Alors ,Genghi restait à l’écart de tout ce battage, se protégeant de ce qui devait aller bon train concernant la disparition de Yella.

Avant de se retirer dans sa chambre, à la tombée du jour ,entre les ombres des grands cèdres et les traversées où le coucher du soleil s’infiltrait ,il se posait ;à l’écoute de l’air vibrant de milles sons, dont l’écho pénétrait jusque dans sa chair et son âme meurtries.

Bien que tout ici aidât à la contemplation  ,sa torture perpétuelle ne le quittait qu’au moment où il sombrait dans un sommeil profond grâce aux tranquillisants que les infirmières lui avaient procurés ,le voyant dépérir de jour en jour.

Le seul intermède qu’il accordait à ce supplice était de poser ses mains contre l’écorce du grand érable ;alors il ressentait le flux de sa sève jaillir dans ses veines et une chaleur soudaine envahir tout son être ;ainsi il devenait arbre de vie malgré les idées morbides qui l’habitaient sans relâche.Cette sensation  d’une énergie puissante lui redonnait fugacement un éclair d’espoir pour le retour de Yella…

Il se disait « pourquoi vivre un immense bonheur pour ensuite être confronté à une douloureuse perte ; pourquoi cette femme est arrivée dans ma vie à ce moment ?,et pourquoi est-elle repartie sans laisser de signe ;comment vais-je arriver à aller de l’avant si je ne peux savoir ce qu’il lui est arrivé ;quelqu’un ici sait-il où elle est ??… » des questions sans fin et sans réponse qu’il interrompait exténué de fatigue nerveuse et physique,  une fois    la caresse  de l’obscurité  ayant balayé son pinceau magique  , l’entraînant   dans un repos sans rêves ni cauchemar.

Si l’on pouvait maîtriser son destin et rendre le bonheur éternel ,pourrions-nous mesurer sa précieuse existence ..A toute extase  précède ou succède une peine ou une perte ;et la vie nous entraîne dans un océan de vagues perpétuelles..

Mais Genghi était incapable d’accepter cette composante imparable de la vie au stade où il en était..

 

Bien plus tard,lorsque ,sorti d’affaire, il eut récupéré de toutes les déficiences que son accident avait causéees,en s’attelant à une discipline de fer avec un entraînement quotidien et intensif,il comprit que Yella avait traversé sa route pour l’aider à vouloir vivre ..et non mourir..Il pensait encore à elle très souvent ,avec parfois un pincement au milieu de la cage thoracique :s’agissait-il de son cœur qui se contractait ,ayant gardé en mémoire la blessure que sa disparition avait enfouie en lui ;et ensuite il était submergé par une mélancolie qui insufflait dans son être  le souffle de Yella ,chaud et enivrant.

Il ne démordait pas de cette idée fixe qui s’était inscrite en lui,en   lettres gravées dans une pierre aussi dure que le granit des terres des monts d’Arrée où il avait vu le jour et qui avaient imprégné au fil du temps une volonté de fer,.  que leurs routes se croiseraient un jour ,ici ou ailleurs ,dans une autre vie .

Il n’avait qu’à patienter  sans s’agiter et à vivre ce qui se présentait à lui .

 

Des rencontres,il en fit,nombreuses…Et souvent malgré lui il cherchait  un indice qui le rapprocherait un peu plus de Yella ;et dans chaque femme il trouvait un détail touchant qui restimulait sa mémoire sensorielle si une peau prenait la couleur ambrée de cet amour lointain, un timbre de voix  riait à pleine bouche comme elle le faisait ,ou dans  une démarche particulière ,ou des mains soignées comme elle en possédait.Dans chaque femme il s’étourdissait  pour la recréer,à son insu, avec mille autres…

Nulle n’était son intention de les faire payer ou de les faire souffrir parce que la seule qui avait une valeur à ses yeux  n’était plus physiquement à ses côtés..Bien qu’il mit  beaucoup de d’application dans la mise en  relation,aucune ne se prolongeait durablement, programmé qu’il était pour ne pas se donner le droit au bonheur sans elle.Inconsciemment,il n’appréciait en toutes que le plaisir qu’il pouvait en retirer et  pas  celui qu’il pouvait leur donner,de ces échanges intarissables ou de ces mises en scène qu’il orchestrait  pour aboutir souvent à une rencontre physique où il se laissait aller à des pulsions sexuelles qui ne lui apportaient  qu’une satisfaction très éphémère ,n’étant capable d’ y mettre que la pauvreté de son désert affectif, privant  ces corps à corps  de sensualité .Il était comme désensibilisé,réagissant à des stimuli visuels que son cerveau manoeuvrait à son insu.Au fil du temps il s’était robotisé en une programmation mécanique mettant en mouvement une chaîne d’une construction bien huilée dans cette usine sans chaleur  qu’était devenu son corps…Ce corps si sensible lorsque Yella était près de lui.

Paradoxalement,il avait un pouvoir magnétique qu’il mettait à exécution dès que sa stratégie d’attaque    s’ébranlait .Jeune,il aimait chasser mais très vite il avait abandonné  cette pratique qui aujourd’hui lui permettait de » traquer » une autre sorte de gibier:il procurait à ses  interlocutrices  de délicieux massages ,usant d’une technique imparable,comme en toute chose qu’il entamait ,avec un savoir-faire proche de la perfection.Il prétextait ne pas apprécier les parfums artificiels,se proclamant homme de la terre ,pour que ces femmes ne puissent laisser aucune trace sur lui et ainsi lui laisser le champ libre pour  butiner à son rythme d’une fleur à l’autre sans faire de mélanges incommodants  susceptibles de lui procurer de multiples désagréments de tous ordres…

Aucune empreinte à l’extérieur …Seul pouvait persister quelque temps le souvenir de l’une ou l’autre qui le touchaient plus ,ce qui  donnait  un accent de sincérité à ses propos,mais cela ne signifiait pas grand-chose pour lui et aux yeux de celles qui étaient plus clairvoyantes.Sa mémoire,disait-il, lui faisait encore défaut  et il lui arrivait de se mélanger les pinceaux ,pensant que son auditoire serait dupe de ses supercheries ..Mais pour certaines de ces conquêtes il n’en était rien et elles  perçaient à jour ses failles et le vide  de son existence qu’il s’évertuait à cacher tant bien que mal..Il faut dire qu’il abusait d’artifices et de camouflages outrageux et elles jouaient son jeu en portant le masque de circonstance pour lui donner le change….

Pour tenir ses lectrices   en haleine,puisqu’il utilisait  la communication virtuelle, il n’avait pas son pareil,s’inventant une vie où se mêlaient la réalité de son existence et une fiction ,imbriquant soigneusement les ingrédients et ainsi créant un flou artistique où l’on pouvait y perdre son latin…Il ne faisait pas dans la dentelle mais ne craignait pas le ridicule …Alors tout était possible :une épouse,et puis une deuxième avec qui,soi-disant  il filait le parfait amour  tout en fréquentant d’autres  femmes allègrement :ses voyages au moyen-orient et sa vie en Arabie Saoudite lui ayant donné une propension à la polygamie et à des croyances archaîques qu’il revendiquait  tout en levant  l’ étendard flambant  de sa moralité inaltérable.. .Il aimait se faire passer pour un homme d’un autre temps avec des valeurs traditionnelles où la femme et l’homme évoluent dans un système patriarcal ,chacun à sa place,et surtout l’homme au-dessus,et revendiquant ses contradictions il utilisait les femmes libérées pour assouvir ses besoins de sexe débridé ou de relation platonique ,ce qui  rendait le statut matrimonial qu’il affichait haut et fort  assez peu crédible.  Deux enfants dont l’un autiste ,éveillant  la compassion chez la gente féminine qu’il convoîtait,étaient nés de l’union avec sa première femme ,étrangère, et qui ne parlait pas couramment le français..Etait-ce une des raisons qui le poussait à débattre de la pluie et du beau temps dans les correspondances qu’il installait avec certaines femmes,pour combler le manque de communication qui s’était insidueusement infiltré dans son couple ,ne partageant pas la même langue maternelle.. Par ailleurs,’il ne tarissait pas d’éloges pour les paysans et la terre,milieu rural  auquel il se targuait d’appartenir ,alors que ses goùts en matière de style de vie et de femmes étaient très éclectiques, et en bon propriétaire terrien il possédait  une résidence secondaire sur une île BCBG dont il donnait moults détails , prétendant y avoir été conçu et en être un digne « héritier » ..  Le Fen  Shui ,must du must, faisait partie de ses lubies,ce pour quoi il était perçu par son lectorat comme le bobo le plus parfait …Sans doute après la disparition de Yella ,originaire d’un pays du sud asiatique,avait-il cherché à se rapprocher de sa culture .  Ses effets de manche avaient un certain succès  et gonflaient son ego d’orgueil.

Il aimait susciter, soit l’admiration,soit la compassion chez son public :alors pour appâter, il arborait un niveau de vie  en révélant des revenus plus que confortables, sachant que certaines femmes ne sont pas insensibles au pouvoir de l’argent,alors que dans d’autres scenari il se plaignait régulièrement  de ses difficultés financières  chroniques ; conviait-il  certaines de ses  conquêtes dans des chaînes d’hôtels impersonnelles,par souci d’économie ou par avarice ?…   :..Une de ses excentricités préférées  était de les rencontrer dans les parkings sordides ,leur imposant le port d’un masque pour alimenter un délire ou se cacher ,craignant d’être vu tel qu’il était.

Tout comme ces personnes  blasées de leur couple parce que la vie a apporté son lot d’usure ,de déceptions,de baisse de désir ou le désamour ,mais restant au foyer par habitude ou pour tenter de conserver un semblant d’union familiale ,il consacrait du temps aux sites de rencontre ,terreau fertile  pour la récolte qu’il escomptait,tout en gardant dans son cœur l’amour intact qu’il éprouverait toujours pour celle qui aurait du rester l’unique femme et devenir  la mère de ses enfants.

Au cours de ces années il avait progressé dans la connaissance de l’informatique , et usait de  ses dons  pour s’inviter sur les boîtes mail de ses correspondantes,pirate d’un nouveau genre .Puis,laissant le temps au temps,il répandait son nectar avec précaution ,émoustillé des effets que produisait le conte qu’il inventait dans ce qu’il découvrait de ses clandestines visites virtuelles.Utilisant les outils de la communication contemporaine,il pouvait être en lien   simultanément avec plusieurs personnes :skype messenger,tchat,mails,ce qui donnait  de temps en temps  à son style un arrière-goùt  de copié-collé …

 

Quel sens donnait-il à ses écrits et à ses mots,à ses actes ?…une valeur toute relative et si ténue qu’il n’avait aucune difficulté à  regarder son reflet dans le miroir ,  gardant  une armure en acier trempé , bien ajustée sur   lui . ,faisant office d’ écran entre ce qu’il laissait paraître à l’extérieur et ce qu’il était au fond de lui.

De cette cicatrice que le chagrin avait imprimée en lui ,des  racines  sinueuses avaient tracé leurs voies  dans sa psyché profonde ,si enfouies qu’il n’en avait aucune conscience et qu’il se donnait des airs de macho dominateur et sûr de lui.Etait-il devenu  un géant aux pieds d’argile ??.

Fabriqué par lui-même de toutes pièces pour se protéger des mauvais coups  reçus,déjà bien avant ce qu’il vivait comme un abandon à la disparition de sa chère aimée,il avait réussi tant bien que mal à durcir sa carapace :ainsi sa voix,ses mots,ses gestes,son regard formaient ensemble une couche imperméable qu’il  laissait à peine se fissurer s’ il s’accordait quelques moments de « faiblesse »..

Chacun au tournant des épreuves de la vie se protège à sa manière et se meut autour d’ un axe qui permet de maintenir le cap.C’est ce que Genghi s’était évertué à faire pour survivre..puis vivre..en attendant …

 

Les dommages collatéraux que son comportement entraînait  de temps à autre ,  ne représentaient qu’une poussière de sable à ses yeux dans l’échelle de ses priorités :il avait appris à s’en sortir seul et beaucoup de choses tournaient donc autour de lui.Il aimait la joute verbale mais dès lors qu’il se trouvait en difficultés ou  pensait perdre une manche il s’éclipsait sans crier gare ,jusqu’à se détourner définitivement .

Peu importe,il avait tout son temps pour construire et détruire les jeux de cartes  que représentaient ces liaisons,répétant à l’infini en essayant au fil du temps de ne pas replonger dans  les erreurs commises aux  parties précédentes…Il affinait ainsi son art,joueur d’échec patient et stratège,et renouvelait son « cheptel » à l’envie…

Où était passé Genghi ?? Si Yella revenait ,retrouverait-il son naturel ,sa sincérité,son cœur..

 

Il y avait parmi  ces profils féminins qui déambulaient dans son sillage virtuel ou réel ,quelques âmes sensibles qui s’approchaient trop près du feu de Bengale qu’il allumait ;  ,certaines  se brûlant les ailes  au point d’ouvrir des cicatrices profondes..Attirées par sa superbe  et son insolence, elles s’aveuglaient  à une lumière trop intense..Ni victimes ,ni soumises, elles devenaient leur propre bourreau au jeu d’une séduction alimentée par chacun.

Que cherchaient-elles en cet homme ,plus personnage que personne , si ce n’est exister dans  un mirage  et vivre des instants  insolites qui n’étaient que  chimère…

Les règles étaient établies à l’avance,rien n’était laissé au hasard puisque Genghi menait la danse  qu’il chorégraphiait  ,en maître de cérémonie où ses marionnettes devaient se plier  à sa loi.

Pour quelques unes ,l’évidence de l’absurdité d’un tel lien s’installait très tôt  et à mesure que leur vision s’éclaircissait le brouillard qu’il répandait s’épaississait pour ne plus être qu’une mélasse où elles s’embourbaient ,les empêchant malgré la conscience d’un lien pervers ,de se libérer avant que des dégâts apparaissent.

Certaines en sortaient blessées,littéralement .

Lui ne voyait dans tout cela qu’un jeu,une distraction ,ou une collation que l’on achète dans sa pâtisserie préférée et que l’on déguste avec gourmandise..

Et elles se berçaient de cette illusion ,laissant une place grandissante à leur stupide naïveté .Elles s’accrochaient à la bouée ,malmenées par des coups de vent incessants,se débattant en poupées de chiffon,actrices consentantes.

 

Après un temps, l’ aventure trop mouvementée perdait de son panache et les  échanges  se délitaient pour finir par disparaître de leur belle mort, laissant seulement  quelques empreintes de cet homme devenu un Don Juan des temps modernes.

Et pour chacun d’entre eux, la vie continuait, pour vivre le meilleur..

 

Rally écriture 1 (Marie-Laurence-Agnès)

Marie:

Je m’appelle Gertrude et j’ai 30 ans: mes parents (et moi même) se désolent de mon célibat. Je dois me marier (injonction familiale et personnelle).

Et, pour ce faire, Père et Mère m’imposent régulièrement des rencontres. Je dois aujourd’hui prendre un café avec un personnage doté de trois quartiers de noblesse, d’une moustache poivre et sel et de 50 ans bien sonnés.

Bonjour tout le monde !

Bienvenue dans unblog.fr. Ceci est votre premier article. Modifiez-le ou supprimez-le, puis lancez-vous !


Visiteurs

Il y a 1 visiteur en ligne

Commentaires récents


Blackeden |
Readbook |
Stemarx |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Café littéraire
| Tononkalo Malagasy
| Bouquinerbienconseille